Cité Plurielle
Au jour le jour
Vendredi 26 mars 2010
C’est une tradition, Cité Plurielle se termine par le banquet des cultures. Cette année c’est sur les routes de l’Italie qu’il emmenait.

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Guy Rouveyre, premier adjoint au maire, a salué la réussite de cette édition.

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Le Duo Romanes’k a mis l’ambiance sur les tables et dans la salle

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Le banquet des cultures, un moment à partager

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Le maire, Renzo Sulli avec des élus et la délégation de Houéyogbé (Bénin)

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La premiata orchestra di ballo sur scène

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Et la fête était totale...

Retour d’expérience avec le Bénin
Vendredi 26 mars 2010
Une rencontre avec une délégation de Houéyogbé (Bénin) autour du thème "Expérience d’une coopération Nord-Sud" était organisée dans le cadre de Cité Plurielle.

La coopération : plus qu’un jumelage, une amitié

Avant d’entamer les échanges, l’élue Amandine Demore, chargée des relations internationales a rappelé les principales actions réalisées : construction d’écoles, d’une maternité, électrification... Prochaine étape : construction d’une salle polyvalente, de salles de classe ou encore formation des fonctionnaires. "Comment définir la coopération, quelle différence avec un simple jumelage ?" entame un participant. Un membre de la délégation répond "nous étions demandeurs et Échirolles nous a accueilli à bras ouverts en nous apportant son soutien. Mais toutes les actions menées sont définies dans la concertation. La coopération, c’est un échange, l’aboutissement d’un long processus". A.Demore ajoute "nous apportons une aide financière à Houéyogbé, mais nous ne faisons rien seuls, ce sont eux qui construisent, dans leurs règles de construction. La population est largement impliquée".

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La délégation béninoise est composée du maire de Houéyogbé,d’un conseiller à la coopération, du chef de l’arrondissement de Honhoué, du secrétaire général de Houéyogbé et de l’expert-correspondant de la ville d’Échirolles à Houéyogbé

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" Dans la coopération, on ne donne pas, c’est un échange, on apprend beaucoup, les habitants de Houéyogbé sont riches, plus riches que nous avec le cœur".

Des échanges culturelles

" Nous sommes amis, nous ne sommes pas les hauts sommets de l’État, personne ne tire profit du jumelage. Quand les gens viennent chez nous, ils viennent avec le cœur." remercie Olympe Glago, le maire de Houéyogbé. Dans la salle, de nombreuses personnes impliquées dans la solidarité internationale, dont un artisan qui témoigne : " Dans la coopération, on ne donne pas, c’est un échange, on apprend beaucoup, les habitants de Houéyogbé sont riches, plus riches que nous avec le cœur". La coopération n’est pas qu’une question financière, explique Emmanuel Tossou Danhounsi, expert-correspondant de la ville d’Échirolles à Houéyogbé ." Nous réfléchissons à de possibles échanges culturelles, comme faire venir un groupe d’artistes ici pour vous offrir du spectacle, ou encore transmettre notre art culinaire." Prosper Houdokpo Hounghe, chef de l’arrondissement de Honhoué a également souligné l’intérêt de l’engagement des jeunes et la possibilité d’échanges entre les élèves.

Le droit de rêver

Lorsque la question de l’agro-alimentaire ou de l’industrialisation est soulevée, les réactions sont vives. Il n’est pas question de parler d’instrustrie pour ce petit village. " Pour l’instant, nous essayons de trouver un toit pour ne pas prendre la pluie, intervient une participante, nous menons une lutte pour survivre !" Un autre participant témoigne : " Moi, je suis brésilien, je parle au nom d’un étranger. Vous, Béninois, vous avez le droit de rêver à l’industrisation. Nous, au Brésil, quand nous avons eu le pétrole nous sommes devenus riches, et quand nous avons gagné au football, nous étions très fiers. Nous avions battu l’Europe. C’est très anecdotique pour vous, pour nous, nous avons cru en nos rêves."

L’étoile Djemaï
Jeudi 25 mars 2010
La Ponatière affichait complet depuis longtemps. "Une étoile pour Noël", de Nasser Djemaï, a largement conquis le public qui lui a réservé une "standing ovation"

Un Noël pour Nabil

" Toi, mon fils, tu es intelligent, tu sera ministre des ministres de la république française !" Mais Nabil n’est pas si doué que son père le croit. Peu importe, il garde secrètement cet objectif en tête. De fil en aiguille, il construit son parcours entre les courses à Carrefour le samedi avec son père, et les pièces de la comédie française le dimanche, accompagné par la grand-mère de son ami Jean-Luc. C’est elle qui le rebaptisera Noël "un prénom avec les bonnes sonorités, c’est mieux pour toi". Seul sur scène, Nasser Djemaï interprète tour à tour des personnages hauts en couleur, à faire pleurer de rire toute la salle de La Ponatière.

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"La lutte contre les inégalités a toujours été au centre de mes préoccupations"

Une oeuvre autobiographique

Avec cette première création théâtrale, Nasser Djemaï livre une partie de son histoire personnelle. "Tous les personnages ont un ancrage dans mes souvenirs, explique t-il, mais ils ont été étirés, poussés dans leurs retranchements, pour devenir des figures théâtrales". Improbables, burlesques, la maîtresse d’école ou encore le grand Tony sont autant de modèles pour le petit Nabil. Une manière d’aborder la différence et le racisme, en proposant un miroir de notre société. Après le spectacle, et une "standing ovation", Nasser Djemaï est resté avec son public pour échanger et débattre, en toute simplicité.

Midi-deux : les travailleurs sans-papiers ont la parole
Jeudi 25 mars 2010
Le midi-deux à l’espace Picasso abordait le sujet des sans papiers, avec la participation de Chiaka Fané (syndicat CGT des travailleurs sans-papiers), plus qu’un intervenant, un témoin...
La situation des travailleurs sans-papiers a été introduit par l’intermédiaire d’un petit film du collectif des cinéastes pour les sans-papiers, qui montre la situation : les bas salaires, les feuilles d’imposition brandies... Mais au-delà de cette présentation, ce sont les propos de l’invité, Chiaka Fané, ancien sans papiers, qui ont apporté l’essentiel des enjeux.

La peur au ventre

"On subit la situation mais ça commence à changer grâce à la protection et au soutien des personnes. Aujourd’hui, on est des travailleurs sans-papiers, c’est un statut qui compte beaucoup pour nous !" explique Chiaka Fané avant de raconter le quotidien des travailleurs sans-papiers "Le matin tu te lèves pour aller au boulot et tu te demandes si tu pourras retourner chez toi le soir. Et quand tu as la chance de rentrer, tu te demandes si on ne va pas venir te chercher à 6h du matin. C’est la peur permanente dans le ventre, c’est infernal !"

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Chiaka Fané, Guy Rouveyre, premier adjoint, et le maire, Renzo Sulli

"Une forme d’esclavagisme"

Des propos qui ont marqué les personnes qui assistaient à ce débat. "Il ne faut pas avoir peur de parler d’une forme d’esclavagisme moderne" exprime un participant. "Il faut se poser une question, pourquoi on est dans cette situation ? demande Chiaka Fané, avant de répondre. C’est l’état et les patrons voyous qui profitent du système. On verse des cotisations, mais elles ne nous sont pas reversées. Et ils peuvent mettre des salaires extrêmement bas. On m’a même dit que la solution des retraites, c’est le travail des sans papiers. On cotise et on ne touche rien ! Il faut lutter pour que l’on ait les mêmes droits. La lutte des sans-papiers, c’est la lutte de tous les salariés !"

Rencontre avec Nasser Djemaï
Mercredi 24 mars 2010
Dans un jeu de questions-réponses avec le public, l’artiste est revenu sur son parcours, sa culture, ses deux années passées en Angleterre, la discrimination...

La discrimination recto-verso

Inscrit dans le cadre de Cité plurielle, cette rencontre ne pouvait éviter la question de la discrimination. "J’ai été confronté à la discrimination, pour rentrer en boîte de nuit ou dans le monde du travail, explique Nasser Djemaï. Mais mes origines sont une force dans mon métier. Ma culture d’origine, comme toutes les cultures, regorge de richesse, c’est un peu mon kérosène. C’est grâce à ce métier que je me suis rendu compte de cette richesse". Et lorsque le sujet s’étend sur son vécu en Angleterre, il prend une autre forme. "C’était un peu l’envers du miroir. J’étais le p’tit frenchy, l’ambassadeur de France. J’étais plus français que n’importe quel anglais !"

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Près de cinquante personnes sont venues, à La Butte, à la rencontre de l’artiste.

Le père, le fils... et les études

La relation entre les parents et les enfants est au centre des pièces de Nasser Djémaï, et le sujet a traversé la rencontre d’un bout à l’autre. "J’ai passé mes diplômes pour mes parents, c’était comme un contrat. L’école a été une grande souffrance, j’étais le pire des élèves : discipliné et mauvais ! Mes parents avaient peur et m’ont transmis cette peur." Un discours repris à la volée par un jeune garçon. "C’était pour votre bien que votre papa vous disait de réussir à l’école !". Puis cet échange s’est conclu par un cadeau. Celui des enfants du centre social des essarts qui ont récité leurs textes, inspirés par Nasser Djémaï. L’auteur est alors redevenu un enfant, admirant ces enfants devenus auteurs...

Mercredi pluriel : les enfants aussi !
Mercredi 24 mars 2010
Le mercredi pluriel a réuni une centaine d’enfants de 4 à 12 ans des centres de loisirs d’évade à l’espace R.Buisson. Entre expo et ciné, c’est comme des grands que les enfants ont présenté au public leurs animations sur la différence.

L’après-midi des enfants pour l’égalité

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Comme au cinéma

Avec la participation du centre de graphisme et de Dcap, les enfants du centre de loisirs A.Delaune ont réalisé le film " L’autre, ce monstre qui nous fait peur" de 19 minutes. Comment sont les habitants qui vivent de l’autre côté du mur ? Les peurs ne sont-elles pas que le fruit de l’imagination ? Acteurs et réalisateurs durant plusieurs mois, la trentaine d’enfants qui ont participé à ce projet ont été acclamé comme des stars !

Viens voir mon quartier

Façades d’immeuble, parcs, jeux, écoles... Autant de lieux photographiés par les enfants du centre de loisirs Picasso. Pendant trois mois, les enfants ont silloné les rues de leur quartier à la rencontre des habitants, pompiers, commerçants et se sont parfois rendu compte qu’ils étaient voisins... L’exposition "Voyage dans notre quartier" est une invitation à découvrir le quartier ouest à travers des photos transposées sur des petits parapluies et des oiseaux en papier.

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Au coeur de la guerre d’Algérie
Mardi 23 mars 2010
La Rampe a fait salle comble pour le spectacle que jouait Chœur de Cité. "Pile à midi, Face à l’Algérie" propose une adaptation librement inspiré de l’ouvrage de J.P Vittori sur la guerre d’Algérie.

Rendez-vous à midi pile

"Arrête-toi ou je te tue !" Sur la scène de La Rampe, le comédien armé tient la salle en haleine. Ce soldat français, « Francis », pointe son arme sur un prisonnier algérien, « Saïd », qui tente de s’échapper. Ils se donnent rendez-vous 40 plus tard, à midi pile. Entre danse et théâtre, le groupe d’habitants de la Ville Neuve Chœur de cité interroge l’histoire commune des deux pays. Les scènes se déroulent en 1962 pendant la guerre d’Algérie, mais aussi aujourd’hui en France, comme lorsque deux amies racistes commentent la vie quotidienne de leurs voisins algériens.

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"Midi pile, Face à l’Algérie" un spectacle sur "la liberté des peuples et le respect de la personne humaine"

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Les comédiennes de Chœur de cité racontent la guerre d’Algérie

Un groupe d’habitants engagé

Chœur de cité, c’est neuf femmes et quelques hommes qui montent sur scène pour présenter un spectacle dans le cadre de Cité plurielle. Autour de Jacqueline Madrennes et des compagnies Alain Bertrand et Déambule pour la mise en scène, ce groupe d’habitants investit La Rampe pour aborder de manière festive des sujets forts. Cette année ils racontent la guerre, le racisme et les tentatives de paix. Les enfants de l’école Marcel-Cachin ont offert le début de soirée en chanson.

Les fantasmes du communautarisme
sur la table
Mardi 23 mars 2010
La Maison du projet, bien remplie, a accueilli son premier midi-deux sur le thème « Derrière le fantasme du communautarisme, quelles réalités ? ».
Pierre-Didier Tchetche-Apea, de l’association DiverCité, a lancé le débat et sa complexité en expliquant qu’ « il y a d’un côté les autorités de la République qui façonnent et forgent une vision communautariste dans la société, et de l’autre côté, les habitants des quartiers populaires, qui, par leur histoire, leurs luttes et leurs revendications remettent en cause cette vision et entendent imposer une autre grille de lecture »

Les quartiers populaires
et la politique

« Dans les quartiers populaires, il y a eu une démission des organismes politiques traditionnels. Les gens se sont retrouvés face à eux-même et ils ont du reconstruire une expression qui leur est propre, qu’on a encore du mal à lire. » explique Pierre-Didier Tchetche-Apea, avant de souligner l’importance de la valorisation et du soutien de l’histoire des luttes. « Il n’y a pas eu de décision des partis politiques d’abandonner les quartiers populaires, précise le maire Renzo Sulli. C’est un affaiblissement qui n’a pas été remplacé. Les habitants des quartiers populaires doivent réinvestir la politique, les actions sociales. »

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Pierre-Didier Tchetche-Apea de l’association DiverCité

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Les femmes de l’association Coeur de femmes ont préparé le repas de ce midi-deux.

Une question sociale

Dans l’avancée du débat et des échanges, Pierre-Didier Tchetche-Apea a appelé à « rester vigilant à l’instrumentalisation du communautarisme à des fins politiques » en expliquant « les tentatives de création d’une élite colorée qui exonère le droit de faire monter socialement les autres ». Puis aux habitants d’exprimer leurs voix en parlant « d’interactions », de « responsabilité collective » ou encore l’idée qu’une communauté est « une action volontaire d’être avec les autres ». « Comment dans les quartiers populaires on a les moyens nécessaires ? La question essentielle est une question sociale,expliquera Guy Rouveyre, premier adjoint. Et plus on sera nombreux, plus on avancera. »

Midi-deux à la Mjc Desnos
Lundi 22 mars 2010
La MJC Desnos a accueilli le premier midi-deux de cette édition de Cité plurielle. « Peut-on enrayer le racisme ordinaire ? » était le sujet du débat porté par la MRAP et le groupe de bénévoles de la MJC Desnos.

Racisme ordinaire et xénophobie

Rolande Borelly, représentante du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), a introduit le débat en insistant sur la similitude entre le racisme ordinaire et la xénophobie, et de l’idée forte qui consiste « d’être ensemble, mais toujours contre quelqu’un ». Philippe Robin, président de l’association pas à pas et du FSPQ (Forum social des quartiers populaires), a exprimé un paradoxe particulier, et parle « d’un esprit constructif qui fait les lois et d’une esprit qui favorise les discriminations ». En cela, est évoquée « la criminalisation d’une population alors qu’elle a contribué à l’histoire et il est reconnu qu’elle a des droits. »

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Rolande Borelly, représentante du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)

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Le repas de ce midi-deux a été réalisé par un groupe de jeunes de la Mjc Robert Desnos

Réagir au quotidien

Lors des différentes prises de parole, un habitant a posé une question essentielle « Comment fait-on au quotidien ? ». L’idée d’avancer sous forme d’interaction dans les quartiers est évoquée en réponse par un autre habitant. Puis, d’un témoignage qui exprime une certaine impuissance face aux discours idéologiques, philosophiques ; « On ne sait pas gérer les réactions du quotidien ! ».
Nadia Sadaoui, directrice adjointe du CCAS, rappelle que l’objectif de Cité Plurielle est de s’engager dans un combat, de comprendre ce qu’il se passe autour de nous. ». « Il ne faut pas être étonné face au racisme, ce serait de la naïveté, précise le maire Renzo Sulli, mais il faut lutter tous ensemble, élargir le cercle des combattants contre le racisme »

Les "Zani’mots" à partager
Lundi 22 mars 2010
Durant Cité Plurielle, la Maison de l’enfant accueille « les Zani-mots ». Un moment convivial, un voyage vers le Brésil et la Thaïlande aux travers d’ateliers, de jeux, de musique... un temps d’échanges et de rencontres à partager entre parents et enfants.

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Ouverture
Samedi 20 mars 2010
La 16e édition de Cité Plurielle s’est ouverte le samedi 20 mars à l’hôtel de ville.

Le maire, Renzo Sulli, a donné le coup d’envoi de la 16e édition de Cité Plurielle "semaine contre le racisme et pour l’égalité". Il a rappelé l’attachement de la Ville a cette manifestation qui, depuis 16 années déjà, apporte des éléments aux débats. Avec le thème "derrière les mots...", cette édition 2010, met davantage encore l’accent sur les lettres, la parole. Un livret "sens et détournements des mots" a été édité et propose un lexique critique des termes présents dans le débat portant sur les discriminations. Des mots comme "égalité", "étranger", "identité", "jungle" et encore « voile » sont passés au révélateur.

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Le maire avec les élus lors de l’inauguration de Cité Plurielle

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Le comédien Bernard Garnier a livré deux lectures touchantes. Tout d’abord, un extrait du texte d’Amine Maalouf tiré de son essai "Les identités meurtrières", puis un passage du très recommandable "The Great Disaster" de Patrick Kermann.

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Les musiciens du groupe "Raspoutine" ont donné des couleurs jazz manouche à cette ouverture.

Débat de société
Samedi 20 mars 2010
Sylvie Tissot, sociologue et maîtresse de conférences en sciences sociales à l’université de Strasbourg a animé samedi le débat de société sur le thème « Derrière les mots, des politiques publiques discriminantes ». L’amphithéâtre de l’Institut de la Communication et des Médias a fait salle comble en accueillant près de 200 personnes.
« Les mots sont un écran de fumée ! » Sylvie Tissot donne le ton... « Cette fumée empêche de voir et peut être toxique pour les autres ». Que cachent les mots "quartiers sensibles" ou "banlieues d’immigration" ? Jamais choisis au hasard, les mots interrogent et provoquent le rassemblement ou l’exclusion.

Des mots discriminants

Derrière certains mots existe une discrimination. Dans les discours politiques et médiatiques, le terme banlieue est systématiquement associé à la violence et à l’immigration, et rarement aux problèmes de logement ou de chômage que rencontrent les habitants. « Ce qui est terrible, témoigne un participant, c’est qu’il faut toujours prouver que l’on s’intègre alors que l’on est français ! ». Car la question du racisme est bien là. On a « territorialisé et ethnicisé les problèmes sociaux » précise Sylvie Tissot. Depuis les années 80, certaines actions publiques ont occulté les véritables questions liées aux réalités sociales et économiques.

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De gauche à droite :Henri Sanchez, directeur du CCAS ;Guy Rouveyre,1er adjoint ;Sylvie Tissot, maîtresse de conférence

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« Les mots qui font peur sont ceux dans l’ignorance... Cité plurielle est l’occasion d’ouvrir le débat sur ce qui se cachent derrière les mots, il faut aussi voir ce que l’on en fait. »

Politique de ville et
« quartiers sensibles »

Selon la sociologue, la politique de la Ville a délimité les quartiers dits « difficiles ». Dès lors, l’action publique a été appliquée de manière sectorisée et très étroite. « Comme si les problèmes que connaissent leurs habitants pouvaient être résolus dans l’espace même du quartier alors qu’ils relèvent de causes plus structurelles ! » déclare la sociologue. Puis elle explique que des actions publiques se sont focalisées sur la thématique du lien social, laissant alors pour compte des questions de fond. Au cours des interventions, Renzo Sulli, maire d’Échirolles, a rappelé les avancées observées dans l’amélioration de la vie quotidienne. Il a également souligné l’implication croissante des habitants dans la participation citoyenne. Pour autant, il a déploré la faiblesse des moyens alloués par l’État.

Le cross de l’égalité
Samedi 20 mars 2010
Porté par l’ALE Athlétisme, le cross de l’égalité est une boucle d’un km à la Frange Verte, à parcourir à son rythme, où chaque pas compte...

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Le record de l’année dernière (2038km) n’a pas été battu, malgré le dynamisme de "La fanfare à la noix". 1985 kilomètres ont tout de même été parcourus samedi matin entre 9h et 13h

Sécurité/Effectifs :
Renzo Sulli s’adresse officiellement à Manuel Valls
Les rendez-vous de la fin d’année
Allocation de rentrée lycéenne
Soutenir les jeunes et leur famille
Canicule : Les services s’adaptent
Les chantiers se visitent
Au coin du feu d’artifice
La Mission locale Sud-Isère enregistre une forte activité
L’IFTS inaugure son extension
Rip Hopkins et Martin Parr au Musée Géo-Charles
La Fête de la musique en images